Réflexion sans camp. Juste une tentative d'honnêteté. Car au fond, le véritable débat ne porte peut-être ni sur les parents, ni sur les enfants, ni même sur l'argent. Il porte sur la définition même de la réussite.
Dans nos sociétés, pourquoi la réussite d'un individu devient-elle si souvent une propriété collective ? Pourquoi un jeune adulte qui progresse est-il spontanément perçu comme une solution à des problèmes qu'il n'a pas créés ? Et jusqu'où cette logique est-elle soutenable ?
Une société peut-elle espérer se développer lorsque ceux qui réussissent sont constamment sollicités jusqu'à l'épuisement ?
Que devient une société lorsque ceux qui réussissent ne se sentent plus responsables de personne en dehors d'eux-mêmes ?
Entre ces deux réalités se trouve une ligne de crête difficile à tracer : celle qui sépare la solidarité de la dépendance, le devoir de la culpabilité, l'entraide du sacrifice permanent.
Le défi de notre génération
Peut-être que le défi de notre génération n'est pas de choisir entre l'individu et la famille.
Peut-être est-il d'inventer un modèle où l'un n'a plus besoin de se détruire pour sauver l'autre.
Et vous, où placez-vous cette limite ?
Cet article fait partie de ce dossier : Souveraineté économique et émancipation
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L'Afrique en Lutte