Infographie enquête 4/5 : Après Garoua-Boulaï, où va l'or ? Négoce → Papiers → Transport → Raffinerie. RCA 89,7% vers EAU. Cameroun 22,3 kg vs 15 tonnes.

À Zamboye, l’or sort de la terre avec une histoire.

Il a un site. Des creuseurs. Un financier. Un risque humain. Parfois une protection armée.

À Garoua-Boulaï, il devient une marchandise.

Il est pesé, regroupé, payé et préparé pour d’autres marchés.

Puis les traces publiques disparaissent.

L’enquête précédente a établi ce que les Nations unies avaient documenté entre septembre 2024 et avril 2025 : des activités minières illicites dans la zone de Zamboye, une production estimée à 15 kilogrammes d’or par semaine, un transport à moto vers Zamboï puis Garoua-Boulaï et un acheteur burkinabè dont le nom n’a pas été publié.

Le rapport ne révèle ni l’exportateur suivant, ni la compagnie de transport, ni l’importateur, ni la fonderie ou la raffinerie finale.

Cette absence de nom ne signifie pas que la responsabilité s’arrête à la frontière.

Elle signifie qu’il faut changer d’échelle.

Quand l’or n’est plus accompagné d’une origine minière vérifiable, qui doit refuser de l’acheter ?

LA PISTE ÉTABLIE S’ARRÊTE À GAROUA-BOULAÏ

Le rapport final S/2025/385 du Groupe d’experts des Nations unies documente un trajet précis.

L’or extrait des opérations étudiées dans la zone de Zamboye n’était pas déclaré à l’exportation depuis la République centrafricaine. Il était transporté à moto, franchissait la frontière par des pistes et rejoignait Garoua-Boulaï.

Les experts disent avoir identifié un acheteur important, chargé de collecter, peser puis transférer le métal en vue de son exportation. Son identité et son rôle restaient en cours de vérification.

Le document ne permet pas d’aller plus loin.

Nous ne savons pas publiquement si le métal quittait ensuite le Cameroun par route ou par avion, sous quelle déclaration, au nom de quelle société, à destination de quel négociant ou de quelle raffinerie.

Nous ne pouvons donc pas tracer un lot de Zamboye jusqu’à un pays importateur déterminé.

Mais nous pouvons examiner les marchés vers lesquels partent officiellement les flux d’or centrafricains et camerounais, ainsi que les obligations de ceux qui les reçoivent.

POUR L’OR CENTRAFRICAIN DÉCLARÉ, LES ÉMIRATS SONT LA DESTINATION DOMINANTE

Le Rapport ITIE 2023 de la République centrafricaine recense environ 1,74 tonne d’or exportée, pour une valeur taxable proche de 43,99 milliards de francs CFA.

Près de 89,7 % de la valeur déclarée avait pour destination les Émirats arabes unis.

Ce chiffre concerne les exportations officielles de l’ensemble du pays en 2023.

Il ne concerne pas spécifiquement Zamboye.

Il ne prouve pas davantage qu’un importateur émirati a reçu de l’or issu d’un site illicite.

Il établit néanmoins une réalité commerciale : lorsqu’il entre dans le circuit déclaré, l’or centrafricain se dirige très majoritairement vers le marché émirati.

Le même rapport relève une seconde anomalie. Les pays partenaires déclaraient environ 1 983 kilogrammes importés de RCA, contre 1 743,95 kilogrammes enregistrés à l’exportation par les services centrafricains, soit un écart de 239 kilogrammes.

L’ITIE estime que cet écart pourrait correspondre à des exportations non déclarées ou informelles. Elle n’attribue ces volumes ni à Zamboye ni à une société déterminée.

CÔTÉ CAMEROUNAIS, L’ÉCART N’EST PLUS UNE FISSURE : C’EST UN GOUFFRE

Pour 2023, le Cameroun a officiellement enregistré 22,3 kilogrammes d’or exportés.

Les Émirats arabes unis ont, de leur côté, déclaré avoir importé plus de 15 tonnes d’or en provenance du Cameroun.

Le ratio approche 700 pour un.

L’ITIE internationale estime que cette asymétrie signale des fuites majeures et une contrebande probable. Elle relève une traçabilité limitée, des contrôles insuffisants et des faiblesses dans la transparence de la SONAMINES.

Ces chiffres ne constituent pas un jugement judiciaire.

Une divergence statistique peut aussi être influencée par les règles d’origine, les périodes d’enregistrement, les catégories douanières, les réexportations, les zones franches, les erreurs de déclaration ou les méthodes de compilation.

Mais aucun de ces facteurs ne rend un écart de cette ampleur banal.

Il impose une réconciliation transaction par transaction : exportateur, poids, pureté, date, certificat d’origine, transporteur, destinataire et déclaration d’importation.

« ORIGINE CAMEROUNAISE » PEUT DÉSIGNER DEUX RÉALITÉS DIFFÉRENTES

Le mot origine est trompeur lorsqu’il n’est pas défini.

Dans les statistiques douanières, le pays d’origine est déterminé selon des règles juridiques et commerciales. Lorsque plusieurs pays interviennent, les recommandations des Nations unies renvoient notamment au critère de la transformation substantielle, appliqué selon les règles nationales.

Dans la vigilance minière, l’origine répond à une question différente : où le métal a-t-il été extrait ?

Pour l’or minier, la London Bullion Market Association demande à ses raffineurs accrédités d’identifier la localisation de la mine, l’itinéraire général jusqu’à la raffinerie, les fournisseurs et leurs bénéficiaires effectifs.

Une origine inscrite sur une déclaration commerciale ne suffit donc pas à établir l’origine minière.

De l’or introduit clandestinement depuis la RCA peut être regroupé, transformé ou documenté au Cameroun. Selon les faits et les règles applicables, les documents commerciaux ultérieurs peuvent ne plus rendre visible son site d’extraction.

Nous ne pouvons pas affirmer que ce mécanisme a été utilisé pour l’or de Zamboye.

Nous pouvons affirmer qu’un système sérieux de diligence raisonnable ne doit pas s’arrêter au pays inscrit dans la case « origine » d’un formulaire.

L’OR EST UN ACTIF IDÉAL POUR DÉPLACER DE LA VALEUR

Le Groupe d’action financière — GAFI — a décrit les vulnérabilités structurelles du marché de l’or.

Le métal concentre une grande valeur dans un faible volume. Il se transporte, se divise, se mélange, se fond et se revend presque partout. Sa valeur ne dépend pas du nom de son premier propriétaire.

Le GAFI souligne aussi le poids des paiements en espèces, l’anonymat de certaines transactions et la difficulté de vérifier l’origine après plusieurs opérations.

Ces caractéristiques ne rendent pas le commerce de l’or criminel.

Elles expliquent pourquoi la filière attire la contrebande, la fraude fiscale, la corruption et le blanchiment lorsque les contrôles sont faibles.

La fonte ne blanchit pas juridiquement le métal.

Elle peut cependant rendre l’enquête plus dépendante des documents que de la matière elle-même.

Si les documents sont faux, incomplets ou impossibles à relier au site, le lingot devient plus lisible pour le marché et moins lisible pour la justice.

LES RÈGLES INTERNATIONALES EXISTENT DÉJÀ

Le problème n’est pas l’absence de normes.

Le Guide de l’OCDE sur les chaînes d’approvisionnement responsables en minerais provenant de zones de conflit ou à haut risque établit une démarche continue fondée sur cinq étapes :

1. établir des systèmes internes solides ;

2. identifier et évaluer les risques de la chaîne ;

3. élaborer une stratégie pour y répondre ;

4. soumettre la diligence de la raffinerie à un contrôle indépendant ;

5. publier un rapport sur les pratiques et les résultats.

Cette démarche n’attend pas une condamnation pénale pour agir.

Elle leur demande de reconnaître les signaux d’alerte, de vérifier leurs fournisseurs et de suspendre ou encadrer une relation lorsque le risque ne peut pas être maîtrisé.

La vigilance n’est donc pas une réaction après scandale.

Elle doit précéder l’achat.

LES ÉMIRATS ONT RENDU LA VIGILANCE OBLIGATOIRE POUR LE SECTEUR

Depuis le cycle d’audit ouvert le 1er janvier 2023, les Émirats arabes unis imposent aux raffineries d’or un dispositif inspiré des cinq étapes de l’OCDE.

La réglementation prévoit l’identification et l’évaluation des risques, une stratégie de réponse, un examen indépendant et la remise des rapports au ministère de l’Économie.

Le décret ministériel n°68 de 2024 a renforcé ce cadre. Il vise les raffineries, les activités de recyclage, les négociants en métaux précieux et d’autres acteurs de la chaîne placés sous la supervision du ministère, y compris dans les zones franches commerciales.

Il prévoit des sanctions administratives en cas de violation.

Le système UAE Good Delivery, administré par l’Emirates Bullion Market Committee, ajoute des obligations pour ses membres accrédités : traçabilité, connaissance des fournisseurs, identification des bénéficiaires effectifs, audits indépendants et publication annuelle de rapports.

Nous devons donc être précis : les Émirats ne sont pas un espace sans règles.

La question pertinente est celle de leur application aux flux à haut risque et de la publicité des résultats.

LE GAFI A RECONNU DES PROGRÈS ÉMIRATIS

En février 2024, le GAFI a retiré les Émirats arabes unis de la liste des juridictions soumises à une surveillance renforcée.

L’organisation a relevé des progrès dans la supervision des professions non financières, les sanctions, les déclarations d’opérations suspectes, l’identification des bénéficiaires effectifs, les enquêtes pour blanchiment et l’usage du renseignement financier.

Ce constat doit être mentionné.

Accuser les Émirats d’inaction totale serait factuellement faux.

Mais la sortie de la liste grise n’est pas un certificat garantissant l’origine de chaque kilogramme d’or importé.

Le GAFI lui-même demandait au pays de maintenir ses améliorations avec l’organisation régionale compétente.

Une réforme de système ne remplace pas la vérification d’une transaction.

FACE À UN FLUX À HAUT RISQUE, UNE RAFFINERIE DOIT REMONTER JUSQU’À LA MINE

La norme de la LBMA illustre ce qu’une diligence sérieuse devrait rechercher.

Pour l’or minier, le raffineur doit déterminer :

la localisation de la mine ;

l’itinéraire général entre la mine et la raffinerie ;

l’identité, l’adresse, l’immatriculation et la licence du fournisseur ;

les bénéficiaires effectifs et les signataires autorisés ;

la cohérence entre les volumes, la capacité de production et les documents ;

l’existence de groupes armés, de violations graves, de paiements suspects ou de risques environnementaux et sociaux.

Une vigilance renforcée est attendue lorsque l’or provient d’une zone de conflit, transite par une telle zone, est présenté comme originaire d’un pays de transit connu ou d’un pays dont la production ne correspond pas aux volumes proposés.

Pour les chaînes artisanales à haut risque, les recommandations vont jusqu’à la visite du site, l’examen des transporteurs et exportateurs, l’étude des affiliations politiques ou militaires et la vérification des paiements aux forces publiques, privées ou aux groupes armés.

Ces exigences ne s’appliquent pas automatiquement à toute entreprise du monde. La LBMA régit ses raffineurs Good Delivery ; le dispositif UAE Good Delivery encadre ses propres membres ; la législation émiratie fixe les obligations nationales.

Mais toutes convergent sur un principe : un intermédiaire supplémentaire ne dispense pas de rechercher l’origine réelle.

ZAMBOYE CUMULE LES SIGNAUX QUI DEVRAIENT DÉCLENCHER UNE ALERTE

La filière décrite par l’ONU entre 2024 et 2025 présente plusieurs indicateurs de risque reconnus par les standards internationaux :

extraction artisanale illicite ;

présence d’éléments d’un groupe armé autour des sites ;

financement et collecte transfrontaliers ;

exportation non déclarée depuis le pays producteur ;

transport par pistes évitant les postes officiels ;

passage par une zone frontalière déjà connue pour la contrebande ;

acheteur dont le rôle était encore en vérification ;

impossibilité publique de suivre le métal après Garoua-Boulaï.

Si un négociant ou une raffinerie recevait un lot lié à cette chaîne, une simple facture camerounaise ne devrait pas suffire.

Il faudrait expliquer la mine, les volumes, les vendeurs, la route, les taxes et l’absence de financement d’un groupe armé.

Nous ne disposons d’aucun document public permettant de dire quelle entreprise a effectué — ou omis — ces vérifications pour l’or de Zamboye.

C’est précisément le vide documentaire que cette enquête met en cause.

UN AUDIT N’EST PAS UN ALIBI

Les audits indépendants sont nécessaires.

Ils ne sont pas infaillibles.

Un auditeur travaille à partir d’un périmètre, d’échantillons, de registres, d’entretiens et de visites. Si la liste des fournisseurs est incomplète, si l’origine déclarée est fausse ou si l’or à risque est introduit chez un intermédiaire avant la relation auditée, le contrôle peut manquer le premier mensonge.

La qualité d’un audit dépend donc de quatre éléments : accès aux données, indépendance, compétence et publicité suffisante des conclusions.

Les règles UAE Good Delivery exigent de leurs membres accrédités une publication annuelle et la mise en ligne de rapports d’assurance et de conformité.

Pourtant, les données commerciales disponibles sur la RCA et le Cameroun restent agrégées. Elles ne permettent pas au public de relier les volumes déclarés à un importateur, un négociant, un membre accrédité ou une raffinerie déterminée.

Il serait donc abusif d’accuser une entreprise au hasard.

Il serait tout aussi abusif de considérer l’existence générale d’un dispositif d’audit comme la preuve que chaque flux a été correctement vérifié.

LA RESPONSABILITÉ EST UNE CHAÎNE, PAS UN UNIQUE COUPABLE

À chaque étape correspond une obligation différente.

Le producteur doit enregistrer le site et le volume.

Le collecteur doit identifier le vendeur et conserver la preuve de l’achat.

L’exportateur doit déclarer le métal et son origine.

La douane doit rapprocher poids, valeur, itinéraire et documents.

Le transporteur doit connaître son expéditeur et son destinataire.

L’importateur doit vérifier que la marchandise correspond à la déclaration.

Le négociant et la raffinerie doivent connaître le fournisseur, le bénéficiaire effectif, la mine et les risques de la chaîne.

La banque doit examiner les flux financiers incohérents ou suspects.

L’auditeur doit tester les preuves et signaler les non-conformités.

Le régulateur doit sanctionner lorsque les obligations ne sont pas respectées.

La responsabilité pénale demeure individuelle et doit être établie par la justice.

La responsabilité de vigilance, elle, commence avant qu’un tribunal ne nomme un coupable.

CE QUE NOUS SAVONS

L’ONU a documenté une filière d’or illicite reliant la zone de Zamboye à Garoua-Boulaï entre septembre 2024 et avril 2025.

La destination située au-delà de l’acheteur de Garoua-Boulaï n’est pas publiée dans le rapport consulté.

En 2023, 89,7 % de la valeur des exportations officielles d’or de RCA avait pour destination les Émirats arabes unis.

La même année, le Cameroun déclarait 22,3 kg exportés, tandis que les Émirats enregistraient plus de 15 tonnes importées du Cameroun.

Les normes de l’OCDE, de la LBMA et des Émirats exigent, selon leur champ d’application, une vigilance fondée sur le risque, l’identification des fournisseurs, la traçabilité et des audits.

Les Émirats ont renforcé leur dispositif et ne sont plus sous surveillance renforcée du GAFI depuis février 2024.

CE QUE NOUS NE POUVONS PAS AFFIRMER

Nous ne pouvons pas affirmer que l’or de Zamboye ou de Moscou-RCA a été exporté vers les Émirats arabes unis.

Nous ne pouvons pas rattacher l’écart statistique camerounais à la contrebande centrafricaine sans données transactionnelles.

Nous ne pouvons pas identifier publiquement l’exportateur, le transporteur, l’importateur, le négociant ou la raffinerie ayant reçu l’or décrit par l’ONU.

Nous ne pouvons accuser une entreprise émiratie, camerounaise ou centrafricaine d’avoir blanchi cet or sans documents commerciaux, financiers ou judiciaires.

Nous ne pouvons pas déduire de l’existence d’un audit qu’un lot particulier était licite, ni de l’absence d’un rapport public qu’une infraction a été commise.

Ces limites empêchent la diffamation.

Elles ne doivent pas servir de refuge à l’opacité.

LES DOCUMENTS QUI PERMETTRAIENT DE SUIVRE LE MÉTAL

La vérité se trouve moins dans la couleur du lingot que dans la concordance des registres.

Pour prolonger la piste après Garoua-Boulaï, les autorités compétentes devraient rapprocher :

1. les bordereaux de collecte et de pesée des acheteurs de l’Est camerounais ; 2. les licences et déclarations des exportateurs d’or camerounais ; 3. les manifestes de fret, lettres de transport et déclarations aéroportuaires ; 4. les certificats d’origine, poids, pureté et numéros de lots ; 5. les déclarations d’importation émiraties correspondant aux flux attribués au Cameroun et à la RCA ; 6. les identités et bénéficiaires effectifs des exportateurs, importateurs, négociants et raffineries ; 7. les rapports d’audit, alertes, plans correctifs et sanctions liés à ces chaînes ; 8. les paiements bancaires ou en espèces associés aux transactions.

Une comparaison annuelle entre deux totaux nationaux révèle le problème.

Seule la comparaison transactionnelle peut attribuer les responsabilités.

CONCLUSION — LE DERNIER ACHETEUR N’A PAS LE DROIT D’OUBLIER LE PREMIER MORT

À Zamboye, le risque est visible.

Il a le visage du creuseur qui descend sans garantie, de la famille qui attend et de la galerie qui cède.

À l’autre bout de la chaîne, l’or est propre, dense, mesuré et négociable.

Entre les deux, le métal n’a pas changé de nature.

Seuls son apparence et ses documents ont changé.

Le marché international ne peut pas prétendre ignorer ce que ses propres normes lui ordonnent de vérifier.

Lorsqu’un pays déclare quelques kilogrammes et qu’un partenaire enregistre des tonnes, ce n’est pas une preuve suffisante pour condamner.

C’est une alerte trop grave pour acheter sans demander.

Lorsqu’un rapport de l’ONU décrit une mine illicite, une protection armée, une route clandestine et un acheteur frontalier, la vigilance ne doit pas commencer au moment où un scandale éclate.

Elle doit commencer avant le paiement.

La prochaine étape n’est donc pas de chercher un coupable commode aux Émirats arabes unis, à Garoua-Boulaï ou à Bangui.

Elle est d’ouvrir les registres qui relient ces places.

Un lingot n’est pas responsable. Ceux qui l’achètent sans vouloir savoir peuvent l’être. Publiez les origines minières, les audits et les bénéficiaires : l’or ne devient pas propre parce qu’il a franchi une frontière.

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Documents et sources

Rapport S/2025/385 (15 juin 2025), §89-98 : filière Zamboye, traçabilité, fonderies. Consulter
ITIE — Rapport ITIE 2023 de la RCA : 1,74 t, 89,7 % vers EAU, écart 239 kg. Consulter
ITIE — Cameroon's gold gap (avril 2026) : 22,3 kg vs 15+ tonnes. Consulter
OCDE — Guide sur le devoir de diligence pour les chaînes d'approvisionnement responsables en minerais.
LBMA — Responsible Gold Guidance.
UAE Good Delivery Standard.

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