L'Afrique n'est pas condamnée à l'échec. Elle est confrontée à des systèmes politiques, économiques et culturels qui freinent son immense potentiel, pendant que trop de citoyens finissent par croire que rien ne peut changer.
Nous refusons de considérer la corruption comme une norme, le mensonge comme une méthode de gouvernement, la peur comme un instrument politique et la résignation comme un destin collectif.
Nous refusons également de réduire les difficultés du continent à des explications simplistes. Les responsabilités sont multiples : héritages historiques, défaillances de gouvernance, prédation des ressources, institutions fragiles, dépendances économiques, divisions internes et abandon progressif de l'esprit critique.
Une nation ne peut se libérer durablement lorsque son peuple ignore son histoire, comprend mal ses institutions, dépend entièrement des décisions d'une minorité ou renonce à exercer son pouvoir citoyen.